5. Observations sur les capacités en matière d’évaluation communautaire
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Dans le cours de nos recherches et de nos discussions avec le groupe de travail de Winnipeg, nous avons tenté de prendre la mesure des capacités communautaires en matière d’évaluation. Il nous est d’abord apparu que les activités d’évaluation portant sur leurs réalités tout à la fois intéressent et inquiètent les chefs de file de la communauté. Ces derniers ne savent pas à quoi ont servi les informations qu’ils ont déjà eu à fournir dans le cadre d’évaluations antérieures et ils ignorent même si elles serviront à quelque chose un jour. Par contre, l’idée de développer des capacités de recherche et d’évaluation pouvant appuyer leur propre travail suscite leur intérêt.
Par exemple, on constate que les efforts récents de planification stratégique tentent de traduire les objectifs en résultats et de définir des indicateurs. Les acteurs de la communauté semblent intégrer cette définition de résultats et d’indicateurs dans leur responsabilité vis-à-vis de la collectivité.
Par contre, pour les acteurs de la communauté, comme pour toute autre personne, les activités de recherche et d’évaluation requièrent une expertise. Les participants sont familiers avec l’utilisation d’indicateurs, mais manquent d’expérience dans l’établissement des hiérarchies de résultats attendus et des indicateurs correspondants. De ce point de vue, la formation, le mentorat ou d’autres formes d’accompagnement favoriseraient vraisemblablement un renforcement des compétences.
L’évaluation est aussi une opération coûteuse en temps et en argent. À l’heure actuelle, les organismes communautaires disposent de peu de ressources sur ces deux plans. Il faudrait donc dédier à l’évaluation une partie des contributions des bailleurs de fonds.


