6. Démarche en vue de la mise en œuvre de l’évaluation communautaire
Page 8 de 10
La présente étude n’a porté que sur quatre secteurs de la vitalité communautaire et n’offre donc qu’une vue fragmentaire de cette vitalité. Pour qu’un exercice d’évaluation de la vitalité communautaire vaille la peine, il faut considérer tous les secteurs qui importent à la communauté, par exemple : l’économie, l’éducation, la culture, etc. La décision d’approfondir et d’élargir ce cadre d’évaluation appartient maintenant à la communauté francophone de Sudbury.
Voici donc, en terminant, une démarche qui pourrait être adoptée par les acteurs de la communauté pour entreprendre un exercice complet d’évaluation de la vitalité communautaire.
1re étape : identifier l’organisme qui va piloter l’exercice et former un groupe de travail composé des représentants des différents secteurs de la communauté. On pourra éventuellement s’associer des partenaires externes à l’appui de l’exercice.
2e étape : clarifier la raison d’être de l’exercice et établir un consensus sur les objectifs poursuivis et, notamment, l’utilisation qui sera faite des résultats.
3e étape : réunir les ressources humaines et financières qui seront nécessaires à l’exercice.
4e étape : choisir les secteurs de la vitalité à évaluer.
5e étape : établir un calendrier pour la mise en œuvre de l’évaluation et son cycle de mise à jour.
6e étape : faire une recherche documentaire sur les résultats et les indicateurs qui sont habituellement utilisés dans des cas similaires.
7e étape : compléter les modèles logiques pour chacun des secteurs, y compris la validation des quatre modèles logiques proposés dans la présente étude.
8e étape : élaborer les indicateurs qui mesureront le degré d’obtention des résultats attendus énumérés dans les modèles logiques.
9e étape : valider les modèles logiques et les indicateurs retenus dans le cadre d’une consultation communautaire, afin de favoriser l’appropriation de l’exercice par la communauté.
10e étape : valider techniquement les indicateurs pour s’assurer de leur qualité : intelligibilité, faisabilité, pertinence, comparabilité, validité et fiabilité.
11e étape : recueillir les données, soit en mettant en place des systèmes de collecte de données administratives, soit en faisant des opérations de collecte par entrevues, sondages ou autres, ou encore en acquérant des données statistiques.
12e étape : analyser et interpréter les données recueillies.
13e étape : publier et diffuser les données, qui pourront aussi servir lors de la reddition de comptes auprès des bailleurs de fonds.


