5. Observations sur les capacités en matière d’évaluation communautaire
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Dans le cours de nos recherches et de nos discussions avec le groupe de travail de Sudbury, nous avons tenté de prendre la mesure des capacités communautaires en matière d’évaluation. Il nous est d’abord apparu que plusieurs chefs de file de la communauté sont stimulés par l’usage des indicateurs pour mesurer les résultats de leurs efforts et en ont l’habitude. En même temps, ils craignent que l’évaluation ne soit qu’une tendance actuelle ou l’exigence bureaucratique du jour. L’idée de développer des capacités de recherche et d’évaluation pouvant servir à leur propre travail suscite néanmoins un intérêt et certaines institutions, comme l’Institut franco-ontarien, souhaitent y jouer un rôle.
La communauté francophone de Sudbury ne dispose pas encore d’un mécanisme de coordination ou de concertation pouvant rallier tous ses acteurs. Sans un tel mécanisme, il est plus difficile d’entrevoir un exercice d’évaluation soutenu par la communauté. Par contre, la présente étude semble avoir fait mousser l’idée de tenir des États généraux de la francophonie de Sudbury, événement qui pourrait entraîner un processus intéressant en ce sens.
Quoi qu’il en soit, il est clair que les activités de recherche et d’évaluation requièrent une expertise. Même si plusieurs acteurs de la communauté francophone sont familiers avec l’utilisation d’indicateurs, ils manquent d’expérience dans l’établissement des hiérarchies de résultats attendus et des indicateurs correspondants. De ce point de vue, la formation, le mentorat ou d’autres formes d’accompagnement favoriseraient vraisemblablement un renforcement des compétences.
L’évaluation est aussi une opération coûteuse en temps et en argent. À l’heure actuelle, les organismes communautaires disposent de peu de ressources sur ces deux plans. Il faudrait donc dédier à l’évaluation une partie des contributions des bailleurs de fonds.


