CONTEXTE ET OBJECTIFS
Page 3 de 8
CONTEXTE DE L’ÉTUDE
En 2004-2005, certains groupes communautaires de la Saskatchewan ont créé le Comité de valorisation et de marketing, dont le mandat consiste à élaborer une approche provinciale afin de faire comprendre à leurs membres la valeur de la langue et de la culture françaises dans la province. Cette initiative a obtenu l’appui d’organisations anglophones, comme la section saskatchewanaise de Canadian Parents for French, et de partenaires gouvernementaux qui reconnaissaient que l’intérêt de cette question va au-delà de la communauté francophone et représente une occasion pour la province dans son ensemble. Le regroupement de ces intervenants a mené à la création d’une coalition dont l’objectif était de changer les perceptions à l’égard de la communauté francophone et de sa langue en Saskatchewan. Ensemble, ils ont élaboré une stratégie de communication globale s’attaquant à cette question.
À titre de haut fonctionnaire du Parlement, le commissaire aux langues officielles joue divers rôles dans la mise en oeuvre de la Loi sur les langues officielles, en protégeant les droits linguistiques des Canadiens et des Canadiennes, et en faisant la promotion de la dualité linguistique et du bilinguisme au Canada. Depuis sa création en 1970, le Commissariat aux langues officielles a le mandat de prendre toutes les mesures nécessaires pour réaliser les trois principaux objectifs de la Loi sur les langues officielles, à savoir :
- assurer le respect du français et de l’anglais à titre de langues officielles du Canada, leur égalité de statut et l’égalité de droits et privilèges quant à leur usage dans les institutions fédérales;
- préciser les pouvoirs et les obligations des institutions fédérales en matière de langues officielles;
- appuyer le développement des minorités francophones et anglophones et favoriser la progression vers l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais au sein de la société canadienne.
Dans le cadre de sa mission, le Commissariat aux langues officielles effectue des vérifications, des études, des recherches et des analyses afin de mieux comprendre l’évolution du statut et de l’usage du français et de l’anglais au Canada. Le présent projet de recherche fait directement écho à ces grands objectifs en évaluant la situation de la langue française en Saskatchewan, en déterminant les moyens de mesurer les progrès et en cherchant des façons innovatrices de promouvoir la langue dans la province.
Ce projet comportait trois phases :
- Phase I : Revue de la recherche antérieure sur le sujet et entrevues avec les intervenants afin d’acquérir une compréhension globale du sujet et de cibler les lacunes de la recherche actuelle. Le rapport d’examen de la recherche a été présenté aux intervenants à des fins de discussion et de rétroaction.
- Phase II : Recherche qualitative auprès des Saskatchewanais, comprenant des groupes de discussion, pour examiner les lacunes et mieux comprendre les facteurs touchant les perceptions de la langue et la culture françaises en Saskatchewan.
- Phase III : Rapport final synthétisant les résultats des phases précédentes et fournissant des données de référence concrètes pour le suivi et l’avancement de la recherche.
PROBLÈME À L’ÉTUDE
L’objectif du présent projet est de présenter un portrait détaillé des perceptions des Saskatchewanais à l’égard de la langue et de la culture françaises. Ce portrait servira de point de repère pour mesurer et suivre les progrès au cours des cinq prochaines années. Il permettra aussi de mieux comprendre les motifs des Canadiens et des Canadiennes d’apprendre ou d’adopter une langue seconde.
La principale question à laquelle il faut répondre est la suivante : Qu’est-ce qui influe sur l’opinion et les intérêts des Saskatchewanais à l’égard de la culture française et de l’apprentissage du français?
MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE
Phase I – Méthodologie de l’examen de la recherche
La phase I de l’analyse de situation et de l’étude de référence comprend :
- des entrevues avec des intervenants;
- l’examen de la recherche.
Méthodologie des entrevues avec les intervenants
En étroite collaboration avec les représentants du Commissariat aux langues officielles, NRG Research Group a conçu un questionnaire d’entrevue pour interroger les intervenants énumérés ci-dessous. Les entrevues se sont déroulées du 21 au 30 novembre 2005, en français et en anglais.
| Rose-Marie Bouvier | Mary Reeves |
| Florent Bilodeau | René Archambault |
| Joanne Perreault | Daniel Fletcher |
| Denis Ferré | Michael O’Keefe |
Méthodologie de l’examen de la recherche
En collaboration avec le Commissariat aux langues officielles, NRG Research Group a dressé une liste exhaustive de la recherche liée à cette étude. Ensuite, plus de 40 rapports, livres et revues de recherche ont fait l’objet d’une analyse. (Voir la liste complète dans la bibliographie.)
Le défi posé par l’examen de la recherche était d’extraire, d’analyser et d’organiser les données de façon à ce qu’elles permettent de trouver une solution au problème à l’étude et de cibler les lacunes, le cas échéant, en vue de recherches subséquentes. Ajit Batra du NRG Research Group a effectué l’examen de la recherche et interrogé les intervenants.
Phase II – Méthodologie de la recherche qualitative
Le NRG Research Group a recruté les participants aux groupes de discussion de façon aléatoire dans la population saskatchewanaise. Un questionnaire de sélection a servi à recruter les participants. Les principaux critères de sélection étaient les suivants :
- parents d’enfants d’âge préscolaire ou scolaire;
- parents dont les enfants ne sont pas en immersion française;
- parents qui ne parlent pas couramment le français.
De plus, dans chaque ville où se tenaient les entrevues, les parents qui participaient aux séances ont été divisés en groupes selon leur attitude à l’égard de l’apprentissage, ou de l’apprentissage par leurs enfants, d’une langue seconde. S’ils étaient d’accord ou non avec les énoncés ci-dessous, nous les avons classés dans la catégorie « ouverts » ou « fermés » à l’égard de l’apprentissage d’une langue seconde :
- Vivre dans un pays où il y a deux langues officielles est un des éléments qui nous définit réellement en tant que Canadiens.
- J’aimerais pouvoir parler le français.
- Au Canada, la connaissance d’une langue seconde accroît les chances de réussite.
Six groupes de discussion se sont réunis dans trois villes de la Saskatchewan : Regina, Saskatoon et Swift Current.
| Ville | Parents « ouverts » | Parents « fermés » |
|---|---|---|
| Regina, 7 février | X | X |
| Saskatoon, 8 février | X | X |
| Swift Current, 9 février | X | X |
Au total, 49 personnes ont participé à l’étude. Globalement, les séances ont regroupé des personnes représentant un bon échantillon démographique de la société saskatchewanaise. Andrew Enns du NRG Research Group a animé ces groupes de discussion.
Phase III – Synthèse des résultats et méthodologie de l’établissement de points de repère
La phase III a consisté en la préparation d’un rapport final synthétisant les résultats des phases d’examen de la recherche et de recherche qualitative, et présentant une analyse de la situation du défi que représentait la recherche. Voici les produits de la phase III :
- une liste d’indicateurs de rendement, mettant l’accent sur des moyens de mesurer les changements à venir au cours d’une période de cinq ans (c.-à-d. en se servant de sources de données déjà disponibles);
- une analyse de situation détaillée des attitudes des auditoires visés, qui porte principalement sur les facteurs influant sur l’opinion publique et le comportement;
- des pistes d’action quant à des stratégies de promotion et de mise en valeur de la langue et de la culture françaises en Saskatchewan.


