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Ottawa, le 25 mars 2010

La planification linguistique à Ottawa : un défi capital

 Notes pour une allocution au Symposium international sur l’aménagement des langues dans les capitales et milieux urbains


Graham Fraser Commissaire aux langues officielles

Seul le texte prononcé fait foi

Monsieur le Vice-recteur Melo, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais féliciter l’Institut des langues officielles et du bilinguisme et le Centre d’études en gouvernance de l’Université d’Ottawa, ainsi que le ministère du Patrimoine canadien et le personnel du Commissariat aux langues officielles d’avoir organisé ce symposium international sur l’aménagement des langues dans les capitales et milieux urbains. Je voudrais également remercier la ville d’Ottawa pour son soutien, ainsi que les représentants de Moncton, d’Helsinki, de Biel‑Bienne, de Bruxelles et de Barcelone, qui sont avec nous aujourd’hui.

Lorsque j’étais à Vancouver, j’ai rencontré Pascal Couchepin, le Grand Témoin de l’Organisation internationale de la Francophonie et l’ancien président de la Fédération suisse. À l’occasion de cette rencontre, il m’a parlé d’un proverbe suisse qui disait : « On s’entend bien parce qu’on ne se comprend pas ». Dans le cas de la ville bilingue de Biel-Bienne, il va sans dire que ce proverbe ne s’applique pas.

Cet événement constitue une première, et il arrive certes à point nommé dans un contexte où la mondialisation suscite aujourd’hui un intérêt accru pour les nombreuses langues qui s’entremêlent, et qui parfois s’affrontent, dans nos villes.

Dans l’économie mondiale étroitement interconnectée, les langues sont de plus en plus perçues comme une ressource. Ainsi, les traducteurs et les interprètes sont aujourd’hui en forte demande et, comme bien d’autres dans le domaine des communications, on s’attend à ce qu’ils travaillent à la vitesse de Google.

Dans son ouvrage pionnier, Understanding Media: The Extensions of Man, Marshall McLuhan écrivait, « qu’il est plus difficile d’offrir de l’originalité et de la diversité que d’imposer des modèles uniformes d’éducation de masse. Mais ce sont cette originalité et cette diversité que l’environnement électrique permet de promouvoir comme jamais auparavant1 [traduction] ».

Ses paroles, écrites il y a 45 ans, semblent particulièrement pertinentes et prophétiques aujourd’hui. Internet est le dernier prolongement de notre monde branché. Il joue un rôle de premier plan dans l’évolution de la langue, le développement urbain et la combinaison de l’un et de l’autre.

D’une certaine façon, Internet crée des villes virtuelles autour de langues et d’intérêts communs. Pour paraphraser McLuhan, il favorise l’originalité et la diversité.

Par contre, la ville matérielle traditionnelle réunit des gens de langues et d’intérêts divers, ce qui les oblige à trouver des façons de communiquer et d’interagir. Elle favorise l’esprit communautaire.

Il y a plus de 40 ans, le Canada avait choisi d’aller à l’encontre de la tendance à l’homogénéisation en protégeant et en faisant la promotion du français et de l’anglais par le truchement de la Loi sur les langues officielles. Bien sûr, cette initiative était motivée par un certain sentiment d’impuissance ressenti par les francophones, et la crainte que le français ne soit englouti dans l’univers essentiellement anglophone de l’Amérique du Nord.

La Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme – la Commission Laurendeau-Dunton – a été la réponse du gouvernement fédéral à la montée du nationalisme au Québec et aux préoccupations des minorités d’expression française. Elle a donné le ton au régime linguistique qui encadre les activités du gouvernement fédéral encore aujourd’hui. Le Canada a adopté deux langues officielles, non pas pour forcer tous les citoyens à devenir bilingues, mais pour permettre aux Canadiennes et aux Canadiens parlant le français ou l’anglais, qu’ils soient unilingues ou bilingues, de communiquer avec le gouvernement fédéral dans la langue de leur choix. La Loi sur les langues officielles vise à faire en sorte que le gouvernement du Canada respecte le français et l’anglais et qu’il favorise leur pleine reconnaissance et leur utilisation2.

Cependant, la fédération canadienne est constituée de deux ordres de gouvernement – fédéral et provincial – dotés de pouvoirs distincts, lesquels peuvent se chevaucher. Parmi les provinces, le Québec est officiellement unilingue français et l’Ontario a une loi sur les services en français, mais n’est pas officiellement bilingue. Quant à lui, le Nouveau-Brunswick est la seule province à avoir choisi d’être officiellement bilingue.

Le niveau municipal, troisième forme d’administration publique au pays, relève de la compétence provinciale et non de la compétence fédérale. Ainsi, nous nous retrouvons dans la situation plutôt délicate où le Canada est officiellement bilingue, mais sa capitale est unilingue anglaise de façon non officielle – offrant certains services dans les deux langues – et sa voisine immédiate, la ville de Gatineau, est officiellement unilingue française.

Bien qu’elles soient séparées par la rivière des Outaouais, qui délimite le territoire de l’Ontario de celui du Québec, Ottawa et Gatineau font partie de la région de la capitale nationale, laquelle relève de la Commission de la capitale nationale, un organisme fédéral. Mais la région de la capitale nationale ne constitue pas un district fédéral comme Washington, D.C.; chacune des deux villes relève de sa province respective.

Il ne faut donc pas s’étonner que l’aménagement linguistique soit une tâche plutôt ardue dans la capitale du Canada!

À Ottawa et à Gatineau, la réalité a changé depuis que la Commission Laurendeau-Dunton a préconisé des améliorations au statut du français en 1970. Entre autres facteurs, les deux communautés ont été influencées par la présence d’une fonction publique fédérale devenue de plus en plus bilingue.

Mais même aujourd’hui, l’influence omniprésente des institutions provinciales, comme l’évoquait la Commission Laurendeau-Dunton, subsiste encore à Ottawa et à Gatineau3.

L’anglais est la première langue officielle à Ottawa, où elle est parlée par 80 pour cent de la population, contre 16 pour cent pour le français; 37 pour cent des résidents sont bilingues.

C’est l’inverse qui prévaut à Gatineau : le français est la première langue officielle de 84 pour cent des résidents, contre 13 pour cent pour l’anglais; 63 pour cent des résidents sont bilingues.

La situation observée à Ottawa-Gatineau a une incidence profonde sur les citoyens, les institutions et les entreprises – sur les plans de la communication, de l’identité et de l’appartenance, de la sécurité linguistique, de l’éducation, ainsi que des politiques publiques et des lois. Les répercussions de la situation linguistique qui prévaut à Ottawa-Gatineau se font sentir bien au-delà de la région, parce que celle-ci est notre capitale fédérale.

L’expérience vécue par les visiteurs lors de leur passage ici les influence une fois de retour chez-eux, dans leur rôle de citoyens de la société canadienne, de résident de leur province et de membre de leur communauté locale.

Malgré l’important potentiel de bilinguisme qu’offre Ottawa, il demeure difficile de se faire servir en français dans les commerces de la ville, et seulement 28 pour cent des postes de la fonction publique de la ville d’Ottawa sont désignés bilingues.

En conséquence, un trop grand nombre de Québécois francophones continuent de percevoir Ottawa comme la capitale d’une autre nation – pittoresque, valant peut-être une visite à l’occasion, mais où ils ne se sentent certainement pas chez eux.

Dans la vallée du Richelieu, au Québec, un citoyen de Mont-Saint-Hilaire écrivait récemment, dans une lettre à la rédaction intitulée Le Canada n’est pas bilingue », que « Le Canada est un pays unilingue. Pour vous en convaincre, allez vous y promener… Malheureusement, même après avoir gouverné le Canada pendant près de quarante ans, les Québécois n’ont pas réussi à imposer leur bilinguisme aux Canadiens. Car il ne faut pas se le cacher, le bilinguisme au Canada n’existe qu’au Québec4 ».

Les sentiments exprimés par l’auteur de la lettre révèlent le malentendu que suscite la Loi sur les langues officielles du Canada, à savoir qu’elle devait rendre toutes les Canadiennes et tous les Canadiens bilingues. Mais ils révèlent également les sentiments qui animent encore certains Québécois francophones, qui ne se sentent pas chez eux de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Pour bien des Québécois francophones, la ville de Québec est – et reflète – leur chez-soi, notamment parce que la langue française y occupe une place prépondérante.

Si Ottawa était réellement une ville bilingue, les Canadiens d’expression française pourraient s’y sentir plus à l’aise et avoir le sentiment de faire partie d’une société plus vaste, inclusive, qui les accueille. Ils seraient rassurés de savoir qu’ils peuvent être servis en français et qu’ils pourront comprendre les employés de l’industrie du tourisme, les agents de la paix, les médecins et les dirigeants politiques.

L’honorable Michel Bastarache, juge à la Cour suprême, affirmait en 1998, dans un débat intitulé Bâtir une société juste :

Dans une démocratie moderne le régime linguistique n’est pas tributaire de la loi du plus grand nombre; il doit refléter les valeurs que partagent les citoyens et leur compréhension des exigences d’une société hétérogène. Le message de la Charte canadienne des droits et libertés est que les Canadiens partagent des valeurs au centre desquelles se retrouvent le respect et l’égalité. De là l’engagement à promouvoir la sécurité linguistique et culturelle qui doit caractériser la vie des groupes minoritaires5.

Les citoyens, les institutions et les entreprises d’une ville vraiment bilingue considèrent le respect de la langue de chacun comme une valeur essentielle. Ils sont animés par un solide réflexe linguistique, n’oubliant pas ceux qui parlent une autre langue lorsqu’ils planifient un événement, embauchent du personnel ou organisent un projet dans l’administration publique. Leurs dirigeants s’efforcent eux-mêmes de donner clairement l’exemple en utilisant la langue préférée des gens à qui ils s’adressent.

Cela suscite un sentiment d’appartenance, renforce l’identité linguistique individuelle, accroît la sécurité linguistique d’une personne et favorise des relations harmonieuses entre les divers membres d’une ville ou d’une société – des ingrédients essentiels au bien-être et à la santé de façon générale.

Il est ironique de constater qu’Ottawa et de nombreuses autres villes canadiennes ne manquent pas de parents qui souhaitent que leurs enfants apprennent l’autre langue officielle. Les programmes d’immersion – créés par un groupe de parents visionnaires de Saint-Lambert, au Québec – jouissent d’un grand attrait.

Nous voyons progresser les taux de bilinguisme partout au pays, mais non au rythme de la demande. Le problème découle de la rupture qui se produit dans le continuum de l’enseignement des langues. Les établissements d’enseignement postsecondaire au Canada ne mettent plus autant l’accent sur la maîtrise de la langue qu’auparavant. Naturellement, vers la fin des études secondaires, lorsque les élèves commencent à faire des choix de cours, ils ont tendance à négliger l’enseignement de la langue seconde en pensant que cela les aidera à relever leurs notes et leur permettra d’entrer au collège ou à l’université de leur choix. Malheureusement, beaucoup se font même conseiller d’abandonner les cours d’immersion.

Lorsqu’ils fréquentent un établissement postsecondaire, ils constatent souvent que le français est enseigné non pas en tant que langue canadienne mais en tant que langue étrangère – en passant sous silence les œuvres d’auteurs canadiens-français.

Il ne faut donc pas s’étonner que le gouvernement fédéral doive poursuivre ses efforts pour donner de la formation en langue seconde à un aussi grand nombre de fonctionnaires qui souhaitent accéder à des postes où le bilinguisme est requis. De nombreuses universités ne semblent pas reconnaître que la maîtrise des deux langues officielles est une aptitude précieuse aux yeux du premier employeur du pays.

Je ferais valoir que ces défis sur le plan de l’éducation influent profondément sur le paysage linguistique de la ville. Lorsque l’enseignement de la langue seconde est plus facilement accessible, la langue devient alors moins un code secret appartenant à un segment de la population. Le cercle vertueux de l’utilisation et du respect de la langue s’étend, même parmi les personnes unilingues. Les gens en viennent à percevoir leur communauté avec un regard différent et ils sont plus attentifs aux sensibilités linguistiques et culturelles.

Tel que je l’ai mentionné ce matin, il y a exactement 40 ans, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme publiait son rapport sur la capitale fédérale. Dans ce rapport, la Commission présentait l’importance d’une capitale de la façon suivante :

[…] la capitale symbolise l’ensemble du pays. Elle devrait exprimer le plus exactement possible les valeurs du pays tout entier, son mode de vie, sa richesse et sa diversité culturelles, ses conceptions sociales et ses aspirations. Cette symbolisation doit comporter un aspect intérieur et un aspect extérieur. Il faudrait que les citoyens, de quelque région qu’ils viennent, trouvent dans leur capitale un reflet plus fidèle des traditions du pays et éprouvent de la fierté à s’identifier à elle. De même, il importerait que les visiteurs de l’étranger puissent percevoir, dès l’abord, l’expression concrète des valeurs d’un pays, s’ils ne le connaissent pas très bien6.

Nous devrions, selon moi, adopter cette vision.

Dans ce volume, il était indiqué que, selon un bon nombre de témoignages, « ni la population francophone ni les visiteurs du Québec ne s’y sentaient “chez eux” et une fraction importante de la population canadienne se sentait étrangère dans la capitale fédérale7 »

Ce rapport a été publié un an après l’adoption de la Loi sur les langues officielles par le Canada, au moment où Keith Spicer devenait le premier commissaire aux langues officielles. De plus, cela fait maintenant 10 ans que la ville d’Ottawa a adopté sa politique de bilinguisme. Mais cela n’en fait pas une ville officiellement bilingue. Dans le cadre de ce symposium, j’espère pouvoir mieux comprendre ce que cela veut dire d’être une ville bilingue. Une des conclusions qui en ressort est qu’il s’agit d’une question identitaire – comment élargir le sens du « nous ».

D’un point de vue pratique, dans une ville comme Ottawa, il semble normal que les résidents – et les clients – soient servis dans la langue officielle de leur choix. Les autorités municipales peuvent donner l’exemple et appuyer les entreprises qui souhaitent améliorer leurs services dans les deux langues.

Dans l’état actuel des choses, de nombreux francophones qui vivent dans la capitale du pays se sont résignés au fait qu’ils ne peuvent obtenir de services en français dans plusieurs institutions et dans la plupart des établissements commerciaux d’Ottawa, de sorte qu’ils ont abandonné tout effort en ce sens.

Un leadership dynamique et des lois affirmatives sont nécessaires pour renverser la tendance. Ottawa doit accorder une plus grande priorité à sa Politique de bilinguisme et changer les perceptions.

Elle pourrait collaborer avec la ville de Gatineau en vue de créer des partenariats dignes d’intérêt, étendus et durables, pour rapprocher les communautés d’expression française et anglaise.

Une ère nouvelle?

J’espère que ce symposium vous donnera l’occasion d’échanger vos expériences et vos pratiques exemplaires et constituera une source d’inspiration et de dynamisme. J’ai beaucoup appris concernant les défis et les succès de nos participants provenant de Moncton, d’Helsinki, de Biel-Bienne, de Bruxelles et de Barcelone et j’espère en apprendre davantage. Nous avons beaucoup de choses à partager.

Enfant, j’ai vécu à Ottawa, mais j’ai quitté cette ville avec ma famille lorsque j’étais adolescent. J’y suis revenu près de 25 ans plus tard, de Québec. J’étais par conséquent particulièrement conscient des impressions que pourrait avoir un visiteur francophone à Ottawa en visitant les sites, en arpentant les rues, en magasinant et en mangeant au restaurant. J’ai trouvé difficile de croire qu’un Canadien d’expression française pouvait s’y sentir chez lui.

J’ai travaillé pendant de nombreuses années comme journaliste dans cette ville et j’ai beaucoup écrit sur le fossé qui sépare les communautés francophones et anglophones de notre capitale. J’en suis venu à penser que si le Canada a réussi à gérer la diversité de sa population, c’est en grande partie à cause de notre partenariat historique, de notre ouverture aux différences et de notre respect mutuel pour la langue de l’autre.

Nous avons fait des progrès et nous continuerons d’en faire. En réalité, les quarante dernières années ont servi à préparer le terrain pour ce qui sera, je l’espère, une ère nouvelle d’ouverture et d’harmonie sans pareille.

Le Canada entre peut-être dans l’âge noble de sa symphonie.

Et le temps est certes venu.

Il est temps de créer des partenariats entre les francophones et les anglophones du Canada à une échelle jamais observée auparavant. Cette initiative devrait débuter ici même à Ottawa et à Gatineau.

Il est temps que les enfants de nos communautés de langue officielle minoritaire se reconnaissent dans les garderies, les festivals d’été et les établissements qu’ils fréquentent dans notre capitale fédérale.

Il est temps que nos élèves apprennent sans l’ombre d’un doute qu’il est essentiel de maîtriser la seconde langue officielle pour devenir des chefs de file ou des fournisseurs de services à Ottawa ou sur la scène nationale.

Il est temps que tous les citoyens canadiens adoptent un réflexe linguistique, ce que l’on appelle l’« offre active » au gouvernement fédéral – ne pas oublier de respecter le désir de leurs concitoyens d’être abordés dans l’autre langue officielle.

Il est encore acceptable de ne maîtriser que l’une des deux langues officielles. Cependant, il importe de prendre le temps de trouver un collègue qui pourra venir en aide au citoyen. Cela ouvre toute grande la porte à la compréhension mutuelle, au respect et à l’harmonie.

Il est temps que nous fassions tous de tels efforts, en particulier à Ottawa.

Il est temps que les Canadiennes et les Canadiens francophones se sentent chez eux dans cette capitale et qu’ils soient représentés par celle-ci.

Il est temps que les membres des deux communautés de langue officielle, à Ottawa comme partout au Canada, aient le sentiment que les Canadiennes et les Canadiens valorisent les deux langues, qu’ils souhaitent protéger et promouvoir le français dans ce vaste espace anglophone et qu’au Québec, les personnes d’expression anglaise ne soient pas perçues comme des ennemis, mais plutôt comme des alliés précieux.

Il est temps que la capitale fédérale devienne un lieu où les citoyens et les visiteurs unilingues, bilingues et multilingues peuvent échanger librement, dans la langue officielle de leur choix.

Il est temps d’établir de véritables partenariats entre égaux, de jeter des ponts pour franchir les fossés qui nous séparent.

La symphonie prend forme sur ces ponts.

Je vous remercie.



1 Marshall McLuhan, Understanding Media: The Extensions of Man, 1965, p. 316.

2 Voir le site http://www.ocol-clo.gc.ca/html/act_loi_f.php, pour plus de détails.

3 Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, Livre V : La capitale fédérale, 1970, p. 25.

4 Jacques Langlois, « Le Canada n’est pas bilingue », L’œil régional, Belœil, Québec, le samedi 27 février 2010, p. 7.

5 http://www.parl.gc.ca/39/2/parlbus/commbus/senate/Com-f/offi-f/press-f/04jun08-f.htm

6 Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, Livre V : La capitale fédérale, 1970, p. 3.

7 Ibid, p. 5-6.