Historique du Commissariat
Le Parlement fédéral a adopté la première Loi sur les langues officielles en 1969 alors que le très honorable Pierre Elliott Trudeau était premier ministre du Canada. La Loi proclame que le français et l’anglais jouissent de statuts, de droits et de privilèges égaux quant à leur emploi dans toutes les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada. Une nouvelle Loi sur les langues officielles est entérinée en 1988 et modifiée le 25 novembre 2005.
Le commissaire aux langues officielles est nommé, après approbation par résolution du Sénat et de la Chambre des communes, à titre inamovible pour un mandat de sept ans renouvelable. Il relève directement du Parlement.
Dyane Adam (1999-2006)
Dyane Adam, une Franco-Ontarienne, devient la cinquième commissaire aux langues officielles le 1er août 1999. Dès le début de son mandat, madame Adam définit son rôle comme celui d’un agent de changement. Elle fait preuve d’engagement et de détermination à protéger et à promouvoir le français et l’anglais partout au Canada.
Soucieuse d’orienter sa démarche vers des résultats concrets, durables et mesurables, madame Adam dénonce l’indifférence de l’appareil fédéral à l’égard des langues officielles. Elle presse le gouvernement d’agir pour redresser rapidement la situation afin que les droits linguistiques des Canadiens et des Canadiennes se concrétisent au quotidien par une réelle égalité des chances, peu importe où ils se trouvent au pays.
Madame Adam accorde une grande importance à la dualité linguistique comme valeur centrale de l’identité canadienne. Elle réclame des responsables du gouvernement du Canada des actions à la hauteur de leurs promesses.
Victor C. Goldbloom (1991-1999)
Originaire de Montréal, Victor C. Goldbloom est nommé commissaire en 1991. Il défend lui aussi, en qualité d’ombudsman, les droits linguistiques des francophones et des anglophones, cherche à favoriser l’usage de nos deux langues et s’attarde à créer des liens entre les deux communautés. Il s’intéresse particulièrement aux droits à l’instruction et surveille de près la question de la gestion scolaire. Monsieur Goldbloom exerce de la pression sur les institutions fédérales qui ont la responsabilité de voir à l’application de la Loi sur les langues officielles, notamment le Conseil du Trésor et Patrimoine canadien.
D’Iberville Fortier (1984-1991)
Fort d’une carrière diplomatique de plus de trente ans, D’Iberville Fortier, originaire du Québec, est nommé en 1984. Dès son entrée en poste, il note que ses prédécesseurs ont insisté sur la nécessité que les communautés de langue officielle en situation minoritaire aient accès à des services éducatifs, sociaux et culturels dans leur langue. Il entend donner une importance accrue aux activités du Commissariat dans ces domaines.
Le renouvellement de la Loi sur les langues officielles en 1988 offre à monsieur Fortier de nouveaux outils pour mettre en œuvre ses objectifs. Entre autres, la Cour fédérale obtient alors la responsabilité finale en matière d’interprétation de la Loi.
Maxwell Yalden (1977-1984)
Maxwell Yalden, le deuxième commissaire, est nommé en 1977. Tout comme son prédécesseur, il ne cantonne pas ses activités à la seule question du bilinguisme au sein de la fonction publique fédérale. En 1982, la nouvelle Charte canadienne des droits et libertés
consacre légalité des deux langues officielles. En cette époque de bouleversements constitutionnels, monsieur Yalden rappelle que les garanties linguistiques exigent des Canadiens et des Canadiennes une plus grande tolérance que par le passé.
Keith Spicer (1970-1977)
Le premier commissaire aux langues officielles, Keith Spicer, est nommé en 1970 pour un mandat de sept ans. Il affirme alors chercher à déceler toute infraction à la Loi, et à en prévenir la répétition. Il se réjouit d’une résolution parlementaire qui vient, en 1973, établir le français et l’anglais comme langues de travail dans l’administration fédérale.
Pour de plus amples renseignements, consultez le volume I du rapport annuel 2004-2005, paru à l’occasion du 35e anniversaire du Commissariat.


